Parce que les gens peuvent dire autant de belles choses qu'ils peuvent blesser.
Les mots ont un pouvoir qui m'échappe.
Parce que quand on se croit mauvaise, on s'aperçoit que les autres peuvent être bien plus vicieux. Parce que tant de violence échappe encore à mes yeux d'enfant qui se croyait peut-être trop vite grandi.
Parce qu'à écouter cette douce musique, on se sent perdu au sein de mère Nature, bercé par le vent et par les ruisseaux, balayé aussi facilement qu'une feuille morte dans la cour de récré.
Parce qu'il n'y a jamais de fin, seulement des baissers de rideaux.
Le temps passe et je m'écarte, inlassablement, des sentiers ouverts.
L'impression, comme chacun sans doute, de découvrir une voie jusqu'ici jamais explorée. Impression qui s'évanouira paisiblement demain avec les premières lueurs de l'aube.
Parce que cela fait longtemps que l'on essaie d'oublier ce qui nous passe par la tête, ne l'évoquant qu'à une ou deux personnes, comme pour sceller le secret. Et que, sans mauvaise conscience, on continue sa route.
Parce qu'on est peut-être la seule personne à savoir de quoi on parle, mais qu'importe. On s'en moque presque.
Les mots ont un pouvoir magique. Ce sont les seuls qui importent.